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Brame du cerf, biches, faons et sangliers : quatre jours d’affût, d’observatoire, de balades entre le Pinail et la Brenne
À l’image de l’année dernière, j’ai renouvelé un petit séjour de quatre jours pour écouter le brame et photographier les grands mammifères. La destination était toute choisie ! Je l’ai de nouveau partagé entre la réserve naturelle du Pinail, en Nouvelle-Aquitaine et le Parc naturel régional de la Brenne, dans l’Indre. J’aime ces lieux car ils me permettent, relativement près de Cholet, d’être entouré par la nature.
L’observation y est est multiple : entre terre, ciel et eau, les niches écologiques se multiplient, et donc les espèces ! C’est un vrai bonheur de contempler (encore) autant de biodiversité. Tout simplement, voir et entendre la faune (oiseaux et cerfs en période de brame) est très inspirant. Pour autant, ces lieux ont aussi souffert de la canicule et de la sécheresse de cet été.
La première impression à l’arrivée en Brenne, a été de voir des paysages encore très marqués par cette période estivale caniculaire. Quelques incendies ont malheureusement aussi transformés certains secteurs du Parc, même s’ils ont heureusement été limités et contrôlés. La région aux « mille étangs » a aussi subi la sécheresse. Certains grands étangs sont vidangés afin d’optimiser les cycles de production piscicole, mais d’autres ont connu de forts assèchements. Cela perturbe inévitablement les espèces, obligées de se déplacer et d’occuper d’autres milieux plus favorables.

Ces quatre jours, je les ai passés dans des lieux peu urbanisés, propices à une connexion avec la nature libre et sauvage. Les terres sont privées et tous les endroits ne sont pas accessibles: il faut se contenter des accès autorisés, mais cela offre déjà de belles possibilités. Les parcours et observatoires mis à disposition du public permettent d’observer les espèces tout en limitant le dérangement.

C’est en démarrant tôt, au lever du soleil et en terminant tard, après le coucher du soleil, que l’on fait les plus belles observations. Entre les deux, la nature peut offrir des opportunités aux bons observateurs. Cela m’a par exemple permis de photographier cette belle araignée sauteuse, une espèce commune des friches dont je ne me lasserai jamais de tirer le portrait : Carrhotus xanthogramma.

Démarrer tôt la journée s’est s’offrir le plaisir d’ambiances particulières qui mettant en valeur les paysages. Bien sûr, j’aurais souhaité que l’animal soit là, dans ces conditions parfois mêlant brume et couleur d’automne. Mais la nature s’offre à son rythme : il faut miser sur une part de chance, ou du temps supplémentaire pour multiplier les sorties. On fait avec ces incertitudes, c’est le propre de la photo animalière respectueuse. Et lorsque la rencontre est au rendez-vous le plaisir s’en trouve décuplé.

D’ailleurs, rien ne vaut les moments de billebaude ou d’affût en autonomie pour vivre plus intensément ces rencontres. Quelle sensation d’avoir aperçu ce cerf couché dans une allée forestière en friche, puis de le voir se lever et me laisser le contempler un instant ! Trop court, certes : m’a t-il senti, ou entendu ? Je pensais pourtant être à bon vent… Peut-être était-ce simplement l’heure pour lui de se lever. J’ai tout de même eu le temps de déclencher pour quelques photographies.
Un peu plus tard, assis à un croisement stratégique, des craquements de branches se sont fait entendre derrière ma position d’affût, puis des grognements de sangliers plus ou moins éloignés. Les pensées fusent, j’essaie de cartographier d’où viennent les sons ? D’où vont-ils sortir ? Quels sont mes réglages ? Est-ce le cerf qui s’approche derrière moi, ou quelques biches prêtes à regagner leur couche dans les brandes du Pinail ? Autant de sensations incroyables qu’offrent le temps d’une soirée.
Ce road trip, je le fais majoritairement pour les grands mammifères que j’ai peu souvent l’occasion de photographier près de chez moi. Les cerfs, biches, faons, chevreuils et sangliers m’ont offert de jolies scènes avec parfois des déceptions sur le résultat photographique, compte tenu des heures tardives et du manque de lumière. C’est le jeu ! Il ne faut pas avoir peur de monter en ISO : je n’avais pas encore pas trop osé aller jusqu’à 32 000 ISO, c’est chose faite. Et puis, il y a la part réservée à l’observation pure, sans déclencher à tout prix. Les souvenirs sont alors dans la tête et c’est bien aussi.



Ce périple a été très agréable, avec le plein d’images dans la tête et sur la carte. Je trouve très satisfaisant de me plonger ensuite dans la découverte des photographies réalisées pendant ces quelques jours, un moment privilégié que je m’octroie volontiers. Découvrir la diversité des espèces observées, mais aussi les ambiances et les compositions de mes photos, me remplit de joie.
Je vous invite à lire l’article de Blog de l’année dernière, qui détaille davantage les lieux et vous montrera d’autres photographies, d’autres ambiances.
Du Pinail à la Brenne : road trip photographique d’automne – 2025
Découvre l’article et les photographies que j’avais retenues du road-trip fait l’année dernière pour la même occasion. J’avais fait également de belles observations et des photos au drone impressionnantes.












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