Iguanodectes geisleri Géry, 1970

Obtenu en 2014 grâce à un import en Allemagne, j’ai eu un véritable coup de cœur pour ce magnifique tétra. Le corps fuselé, la coloration élaborée et son comportement mon beaucoup plu. C’est d’ailleurs le genre entier que je classe dans mes top favoris avec entre autre Iguanodectes purusii et I.geisleri ! La teinte générale est grise à jaune olive et accentuée sur le dos. Les flancs sont constituées d’une ligne longitudinale rouge cerise qui traverse le poisson d’un bout à l’autre et se prolonge également sur le haut de l’œil. En dessous, on observe une ligne vert-anis iridescente et une ligne gris-ardoise. Le pédoncule caudal présente une tache blanche à jaunâtre et la nageoire caudale est ornée d’une large tache noire prenant naissance en son milieu et s’étirant vers le haut. La lèvre supérieure est ornée d’une fine ligne rouge qui s’intensifie selon l’excitation ou le rang hiérarchique. Chacune des nageoires est bordée plus ou moins de rouge cerise. Un poisson fantastique à photographier et voir évoluer en aquarium.

Côté comportement, l’espèce s’acclimate facilement avec d’autres characidés de taille similaire. L’agressivité intra et inter spécifique ce renforce au fur et à mesure de leur maintenance et cette espèce doit impérativement vivre dans un aquarium spacieux qui offre des zones de replis aux sujets les plus dominés (200 litres minimum). L’espèce n’évolue pas véritablement en banc mais un groupe important de 20 ou 30 sujets serait intéressants à observer. Originaire de rios d’eau noire et acide l’aquarium devra offrir des paramètres d’eau douce avec un pH inférieur à 7 et un KH inférieur à 5. L’eau sera stabilisée à une température de 25 à 27°C et pourra être ambrée. Les plantes aquatiques telles que Vallisnerias spp. et Pilularia globulifera sont très appréciées. Les poissons mordillent le feuillage de haut en bas.

Originaire d’Amérique du Sud, cette espèce est rencontrée au cœur de l’Amazonie dans les Rios Negro, Madeira et Orénoque situés sur les territoires du Brésil et vu Venezuela. Autant dire que la répartition de l’espèce est large !

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